La Chalouperie Lachance et Confiturerie Tigidou: une histoire qui raconte l’Île d’Orléans

La Chalouperie Lachance et Confiturerie Tigidou: une histoire qui raconte l’Île d’Orléans

Dans ce village où passé et présent se mêlent, la Chalouperie Lachance raconte une histoire de bois, d’artisans et de passion. Anciennement le cœur d’un chantier naval, ce bâtiment patrimonial a trouvé, avec la Confiturerie Tigidou, une nouvelle vocation qui parle autant au palais qu’au souvenir. L’histoire de ce lieu emblématique se lit aujourd’hui dans les gestes simples — la précision du travail, l’amour du terroir et le soin apporté à chaque confiture.

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Chronologie

Le moulin à bois et premiers usages (vers 1620–1650)

Sur l’Île d’Orléans, le fleuve Saint-Laurent est la voie principale de transport et de communication; les nouveaux arrivants de la Nouvelle-France s’établissent en partie autour de ressources et de métiers liés au bois et à l’agriculture.

Le découpage des propriétés sur l’Île par le roi de France, en grandes bandes de terre reliant le centre de l’Île au fleuve, permettait la souveraineté de chaque fermier en leur donnant accès au chemin naval pour favoriser le transport de leurs récoltes au Grand Marché de Québec, situé à l’époque au pied du quartier Petit-Champlain.

Le bâtiment est décrit comme un moulin à bois destiné à fournir les matériaux de construction pour les premières habitations (maisons et granges) des arrivants.

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Construction du pont et changement de vocation (1908)

La construction du pont sur l’Île d’Orléans, redessinant les flux de transport et les liaisons entre l’île et le continent, devient une époque charnière de la vie insulaire.

Le passage d’un réseau essentiellement fluvial à une accessibilité accrue transforme le paysage du village. On assiste à la disparition des chalouperies et des chantiers maritimes à Saint-Laurent. Les fermiers commencent à vendre leurs bouts de terre sur le bord du fleuve et débute la transformation du paysage par le « nouveau chemin Royal » avec l’arrivée de maisons secondaires et de chalets saisonniers sur le bord du fleuve.

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Début du XXe siècle : La chalouperie FX Lachance

François-Xavier Lachance, insulaire des environs, y installe sa chalouperie et se fait connaître pour la construction de chaloupes et, plus tard, de yachts luxueux et de bateaux de plaisance. Il aurait été mandaté par l’Armée canadienne durant l’effort de guerre pour fournir des embarcations qui auraient servi lors du débarquement de Normandie pendant la 2e Guerre mondiale en Europe.

Il devient une référence en construction navale et ses embarcations font la fierté de leurs propriétaires.

Consultez le musée virtuel sur l’histoire de ce maître artisan ici.

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Atelier Deblois et transformation du site (années 1990–2019)

Atelier d’ingénierie civile de M. Deblois, opérant sur le site pendant près de 30 ans.
Ce chapitre souligne la continuité du savoir-faire technique et l’adaptation du lieu à de nouvelles activités professionnelles.

Plusieurs inventions y ont été conçues, inspirées par la magie des lieux.

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Arrivée de la Confiturerie Tigidou (2019–aujourd’hui)

La Confiturerie Tigidou rachète le bâtiment en 2019 et amorce une nouvelle vie axée sur des confitures fines et artisanales produites avec des fruits locaux. La confiturerie a déménagé de sa grange d’origine, située à quelques kilomètres plus loin, afin de pouvoir y installer une fabrique de confiture mieux adaptée à ses activités.

Depuis, le lieu porte une double mémoire — maritime et culinaire — et accueille les visiteurs dans une logique de patrimoine vivant.

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Conclusion

Le site est bien plus qu’un ancien bâtiment : c’est une mémoire collective de l’Île d’Orléans, où l’artisanat naval et la tradition culinaire se rencontrent pour raconter une histoire qui se vit et se goûte. En visitant la Confiturerie Tigidou, on rejoint une longue chaîne d’histoires maritimes et humaines qui ont façonné l’île.

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