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Le confiturier qui se prenait pour un sorcier
Consulter l’article original de Silvia Galipeau sur le site Web de La Presse ici
(L’Île-d’Orléans) Vous connaissez la gadelle, la camerise, l’aronia ? Vincent Paris, lui, en fait pousser à l’île d’Orléans, sur sa microferme de tisanes et de petits fruits, et il s’amuse à en faire des potions délicieusement sucrées… ou pas.
C’est ainsi que ce confiturier artisanal a fait une cuvée spéciale à la camerise et aux prunes, qu’il vend une gelée de pomme et d’argousier, ou encore de bleuet et de romarin, entre autres créations originales, qu’on trouve dans sa boutique du bord du fleuve, à Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans : Tigidou.
Nous avons rencontré ce personnage original aux airs de sorcier un petit midi caniculaire du début du mois, sur sa jolie ferme, à une dizaine de minutes de sa boutique, à Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans cette fois.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE
« Ce n’est pas sorcier, faire de la confiture, mais faire de la confiture de sorcier, c’est tigidou ! »
– Vincent Paris, confiturier
dira notre interlocuteur particulier, entre autres réponses pince-sans-rire pour nous faire marcher (ou pas !), à nos multiples interrogations.
Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre un confiturier (encore moins un confiturier coiffé d’un chapeau haut de forme pour ses dégustations), et disons qu’on avait plusieurs questions à lui poser.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE
Alors c’est ici, dans une magnifique grange ancestrale où il vient d’aménager un coquet salon de thé, que tout a commencé, il y a 10 ans. C’est ici, toujours, qu’il teste ses mélanges de fruits, d’herbes, de sucres et d’épices (fraise et poivre noir, pourquoi pas ?) dans ce qu’il appelle amoureusement son « laboratoire », une cuisine délicieusement rétro, garnie de gros chaudrons, tout aussi rétros.
Toutes ses recettes, de la gelée de framboise jalapeno à la marmelade de fleurs en passant par la confiture mûre-camerise, sont nées là. Elles y ont été testées. Et approuvées (ou pas !). « Les premières années, j’ai fait n’importe quoi ! », soufflera-t-il tout bas.
Explorer les confitures Tigidou

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C’est aussi ici, sur sa terre à l’arrière, que pousseront tout l’été ses dizaines de variétés de petits fruits, allant de la gadelle (sorte de groseille rouge à grappes, dont il se goinfrait enfant) à la framboise en passant par l’aronia (variété de cassis).
Sans oublier une jolie variété de fraises. Il se promet d’ailleurs de monter un petit jeu de découvertes, une sorte de chasse au trésor, pour tester les connaissances de ses visiteurs gourmands en matière de petits fruits.
Planifier une visite à la Maison de thé

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« Il y en a plein de petits fruits ici ! Pas que des fraises ! Et c’est pour ça que j’ai pu devenir confiturier ! »
– Vincent Paris, confiturier
Pourquoi confiturier, pardon, « maître confiturier », au juste ? Natif de l’île, Vincent Paris a grandi à Saint-Jean. Il se souvient de cueillir des fraises chez un voisin, et d’envisager, gamin, d’en faire sa vie. Et puis non. « Finalement, je vais aller à l’école ! » Après des études à Montréal et des petits boulots en restauration pour payer son loyer, il atterrit en publicité et y travaille de nombreuses années. « Revenir à l’île, je n’ai jamais pensé pouvoir le faire, jusqu’à ce que je rencontre une femme qui venait de l’île aussi… »
Et voilà qu’en 2013, crise d’une certaine dizaine oblige, il se lance. Il débarque ici, dans cette ancienne grange alors abandonnée, pour y développer ses habiletés de maître confiturier. Il laboure sa terre, cultive ses petits fruits et finalement, ses mélanges fins et audacieux, visiblement maîtrisés, font des adeptes. De petits fermiers du coin (la ferme François Blouin de Sainte-Famille, ou Léonce Plante de Saint-Laurent, entre autres) se mettent à le fournir en matière première (parce que lui-même ne fournit plus), et tranquillement mais sûrement, « tigidou » !
« C’est ça, Tigidou, c’est l’humilité de faire de la confiture fine, dans un environnement qui nous rappelle nos grands-parents ! »

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Seulement voilà, l’île d’Orléans est classée site patrimonial, et cela vient aussi avec son lot de casse-têtes législatifs. Pour toutes sortes de raisons, au bout de quelques années, notre confiturier doit déménager sa production et la sortir de cette jolie grange, aussi bucolique soit-elle.
En pleine pandémie, il tombe sur un hangar de bateau, près du fleuve, à deux pas de l’église de Saint-Laurent. Il y installe sa production, son entrepôt et son atelier de dégustation, dans ce vestige du passé naval de la région, et rafistole dans la foulée un garage déglingué attenant en coquette petite boutique. Pensez : un vieux meuble recyclé en guise de comptoir ici, un vieux canot en guise de décor accroché là. Et au plafond, quantité de planches colorées, ramassées dans la communauté.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE
Son pari marche. Pas à moitié. En saison, les touristes défilent ici par dizaines. Son secret ? « La qualité dans la simplicité », résume l’homme d’affaires. Mais encore ? Des produits frais, idéalement bios, récoltés et cuisinés en saison, sans pectine, avec le meilleur sucre de canne bio possible, et du jus de citron bio et non pasteurisé.
Ah oui, et inutile de laisser bouillir les fruits 25 minutes, ajoute-t-il. Combien de temps, alors ? « Ça, je ne le vous dis pas ! », répond notre énigmatique confiturier, sourire en coin.

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Yves Brisson
Bonjour, nous avons acheté un pot de 325 ml de Confiture de bonnes sœurs – Île d’Orléans – Fraise framboise.
Après y avoir goûté, nous constatons qu’elles sont excessivement sucrées. À tel point que nous n’en rachèterons plus. Nous ne comprenons pas pourquoi le premier ingrédient est le sucre et que cette concentration en sucre représente 13% de la valeur quotidienne en cette matière.
Dommage, nous aurions aimé encourager votre entreprise car nous adorons se rendre à l’île d’Orléans.
Salutations.
Yves Brisson